En musculation, il existe plusieurs méthodes d’entraînement. Parmi elles, les plus célèbres restent le split , qui consiste à travailler un muscle par séance, ou le full body , où l’on sollicitera tout le corps à chaque fois. Il existe des idées reçues sur cette dernière méthode, laissant croire qu’elle ne correspond qu’aux débutants. Pourtant, il se peut qu’elle puisse être bien plus efficace qu’on ne le croit pour les intermédiaires

split ou full body

Dans la majeure partie des cas, lorsqu’une personne commence la musculation, on va lui conseiller un programme en full body. Il s’agit d’ailleurs de la meilleure des choses à faire. Cela va en effet permettre d’éveiller ses muscles et travailler le corps rapidement de manière complète. Seulement, on voit souvent que le débutant va très vite passer en split, souvent au bout de 2 mois environ.

Cela peut être une erreur. En effet, le full body est une méthode d’entraînement très efficace pour les débutants, mais aussi pour les intermédiaires (pratiquants de musculation de plus de 6 mois et de moins de 2 ans). Quant au split, il est plus adapté au pratiquants expérimentés.

Split ou full body pour un débutant ou un intermédiaire ?

Split : un temps de repos long

Ainsi, si vous travaillez en split, vous travaillez un muscle par jour. Cela signifie que chacun de vos muscles reste inactif durant 6 jours. Or, cela va provoquer une perte de force et d’hypertrophie chez beaucoup de pratiquants non expérimentés. Cela s’explique par le fait que ces derniers ne soient pas parvenu à choquer assez leurs muscles.

Ainsi, si vous parvenez à choquer un muscle ou un groupe de muscle en une séance, pratiquer le split s’avère efficace pour vous. D’un autre côté, si vous n’arrivez pas encore à travailler de manière très intense un groupe musculaire, il le sera moins, étant donné que le temps de repos dans ce cas serait trop long.

À l’inverse, lors d’une semaine en full body, vous n’accordez qu’un jour de repos à vos muscles. Cela va avoir pour conséquence de maintenir l’hypertrophie et la force gagnée lors de votre séance précédente.

L’adaptation neuronale

Pour gagner en force, votre muscle doit être travaillé plusieurs fois afin que votre système nerveux puisse s’adapter. C’est ce que l’on appelle l’adaptation neuronale. Ainsi, dans le cas d’un split, vous ne travaillez pas assez souvent un même muscle sur une courte durée. Cela retarde ce phénomène.

Prendre en force en split lorsque l’on n’a pas encore assez développé sa force (débutants et intermédiaires) semble donc être un erreur.

En full body cependant, vous allez travailler votre muscle 3 fois par semaine. Vous allez donc rapidement permettre à votre système nerveux de s’adapter.

Split ou full body ? La réponse hormonale

Les hormones de croissance et la testostérone sont des hormones anabolisantes (qui créent du muscle) sécrétées par votre organisme de manière plus importante lorsque vous faites de la musculation. Elles sont donc essentielles à votre prise de muscle.

Cependant, ces hormones sont sécrétées en plus grande quantité lorsque vos exercices de musculation sollicitent un  maximum de fibres musculaire. Or, dans un split, vous ne travaillez que les fibres d’un certain muscle / groupe musculaire, ce qui fait que vous ne travaillez pas énormément de fibres d’un coup. Une bonne réponse hormonale sera donc favorisée en full body, où de nombreuses fibres sont travaillées, étant donné que plusieurs muscles sont sollicités.

Ainsi, le full body s’avère être un façon de s’entraîner très efficace pour les débutants, mais aussi pour les intermédiaires, ce qui est souvent oublié. Le split quant à lui, est plutôt réservé aux personnes plus expérimentées. Cependant, que vous soyez débutant, intermédiaire ou expérimenté, il est toujours bon d’alterner de temps en temps entre les méthodes, de manière à toujours choquer votre corps et à l’empêcher de s’habituer pour éviter la stagnation.

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